EQUIPEMENTS Nouveautés et tendances 2012

Equipements Nouveautés et tendances 2012Avec le développement de la filière, la demande d’équipements spécifiques a explosé alors que l’offre des équipementiers sur le marché français était jusqu’alors plus adaptée à la thalasso qu’au Spa. Cela a favorisé l’émergence d’une offre tout azimut soutenue par l’arrivée sur le marché de nouveaux opérateurs aux arguments commerciaux très affutés.
Quelques années plus tard, avec le recul, certains exploitants font le constat que ce qui a été construit sur les seules bases du design a souvent mal vieilli et ils reviennent vers des produits plus qualitatifs, éprouvés pour un usage professionnel dans un environnement spécifique. De plus, les effets de la concurrence, exacerbés par la crise, ont introduit une bonne dose supplémentaire de réalisme parmi les professionnels, exploitants et équipementiers...

EVOLUTION DES EQUIPEMENTS
Paradoxalement, ce sont toujours les grands fondamentaux qui font recette. Qu’il s’agisse de l’hydrothérapie, du hammam, du sauna, on n’a pas vraiment assisté ces dernières années à l’émergence de nouveaux concepts « soins ». Ce sont plutôt les équipements qui évoluent. Benoît CREUS, PDG de Verre & Quartz, confirme cette quête d’une offre déclinant les éléments (eau, chaleur, froid, vapeur,…) sous de nouvelles formes :
« Les suites « hammam » avec une enfilade de pièces, les fontaines de glace, les douches expériences (mais efficaces !) bénéficient d’un intérêt certain. Dans un autre esprit, les tunnels expériences permettent aussi un parcours intéressant. » L’objectif est désormais d’offrir non plus une prestation à consommer (un hammam, un sauna, un bain…), mais bien une expérience à vivre qui sollicite la perception émotionnelle et sensorielle de façon globale.

Et que penser des nouveautés telles que la grotte de sel, le sauna à infrarouge, les cabines de vapeur douce ? Sydney DALMAYRAC, PDG de Star Welness, analyse très bien cette demande qui ne cesse d’augmenter : « Ces nouveautés sont adaptées au marché des séniors qui est en pleine expansion ».
Un autre point concerne la bonne mesure à trouver dans les investissements. Selon Benoît CREUS, « Certains produits jugés tendance sont intéressants ; ils peuvent avoir une réelle efficacité et convenir à certains usages bien spécifiques, mais trop souvent on veut introduire dans un centre des activités parce que ces activités fonctionnent dans un autre centre. C’est sans compter sur les particularités de chaque centre ». Pour Christiane SCHLÜTER, de la Société Trautwein, c’est évident : « Il faut proposer des soins qui ont un haut degré d’efficacité et des bienfaits palpables. La clientèle d’aujourd’hui est de plus en plus expérimentée dans le domaine des Spas et sent parfaitement si un traitement est efficace ou si ce n’est que de la poudre aux yeux ». Alors, mieux vaut investir dans un bel équipement, conçu et réalisé de façon très professionnelle que de multiplier des « à peu près » qui risquent de lasser très vite la Clientèle et de mal vieillir, conjuguant augmentation des coûts d’exploitation avec faible retour sur investissement. D’autant que, de surcroit, la crise est passée par là. « On a des dossiers qui ne sortent pas à cause de refus bancaires et cela de plus en plus souvent. Aujourd’hui comme dans toute entreprise, la création est un parcours du combattant qui demande des moyens et des garanties. » nous confie Benoît CREUS. Sydney DALMAYRAC confirme : « Nos clients voient leur budget à la baisse, cherchent à contenir les coûts. Les projets sont reportés de par la situation économique actuelle qui n’encourage pas les investissements ». Francis STOLTZ, qui représente Trautwein en France, veut rester, pour sa part, optimiste : « Les demandes et les besoins de se relaxer et de changer d’univers n’ont jamais été aussi forts. Les Spas, la Thalassothérapie ou le Thermalisme sont devenus indispensables à notre bien-être et à notre équilibre ; ils s’inscrivent de plus en plus dans nos besoins. La santé et l’équilibre sont devenus des valeurs importantes. La crise conduit également l’exploitant à réfléchir en termes de rentabilité et donc à rechercher un juste équilibre entre les traitements manuels et les traitements qui font appel à des équipements, donc économes en main d’oeuvre. Ces derniers doivent être de plus en plus sophistiqués, performants, originaux et surtout polyvalents. La crise est certes un frein, mais également un défi et un moteur pour notre imagination et créativité. »


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