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Règlementation réseau d'eau


Règlementation réseau d'eau Il ne faut pas perdre de vue que d’une façon géné­rale, le cadre réglementaire impose une obligation de moyens et de résultats en matière de sécurité sa­nitaire des installations et que la responsabilité du Spa manager est totalement engagée à ce niveau.

L’arrêté du 1er février 2010 relatif à la surveillance des légionelles dans les installations de produc­tion, de stockage et de distribution d’eau chaude sanitaire fixe un certain nombre de dispositions pour prévenir le risque de contamination des usagers d’un établissement recevant du public, qui possèdent des points d’usage à risque. Qu’est qu’un point d’usage à risque ? Une douche, une douchette, un bain à remous, etc., c’est-à-dire tout équipement qui, en fonctionnement, produit des aérosols (microgouttelettes) d’eau chaude sanitaire susceptible d’être contaminée par les légionelles. Cette réglementation s’applique particulièrement aux hôtels, aux campings, aux résidences de tou­risme, mais les Spas sont également concernés.

 

Le Spa manager doit mettre en oeuvre une sur­veillance de ses installations afin de vérifier que les seuils microbiologiques mentionnés dans le texte sont respectés en permanence au niveau de tous les points d’usage à risque. Cette surveillance repose notamment sur des mesures de la tem­pérature de l’eau et des campagnes d’analyse de légionelles pour chacun des réseaux d’eau chaude sanitaire. Cela implique concrètement de faire réa­liser, par un laboratoire agréé, une analyse de l’eau sanitaire chaude au moins une fois par an. Le choix des points de surveillance relève d’une stratégie d’échantillonnage qui tient compte du nombre de points d’usage à risque. Les résultats tant des mesures de température que des analyses bacté­riologiques doivent être consignés dans un carnet sanitaire des installations tenu à disposition de l’Administration en cas de contrôle.

 

Il est indispensable qu’en amont, le Spa manager connaisse et applique les bonnes pratiques de conception, d’entretien et de maintenance des réseaux d’eau sanitaire, des installations et équi­pements de stockage et de distribution, ainsi que celles applicables aux points d’usage même, pour maîtriser le risque de contamination bactériolo­gique. Sa responsabilité d’exploitant pourrait être recherchée s’il négligeait cet aspect de sa fonction de direction. A ce sujet, il serait souhaitable que des formations destinées aux Spas managers traitent de ces points, pour les aider à bien appréhender ce sujet.

 

 

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Le 28/10/2015


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